Erection courbe
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Erection courbe

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L'érection est courbe lorsqu'une des parois de la verge est plus courte que la paroi opposée. Cette anomalie est le résultat d'une malformation congénitale ou d'une sclérose des corps caverneux.

L'érection courbe rend parfois la pénétration sexuelle impossible.

 

 

L'ERECTION COURBE CONGENITALE

L'érection courbe congénitale est la conséquence d'une malformation du pénis. Lorsque la face dorsale des corps caverneux est plus développée que la face opposée, l'érection se fait vers le bas. Elle peut être également déviée latéralement lorsqu'une paroi latérale est plus courte que la paroi opposée.

Le traitement est chirurgical. Pour corriger l'érection courbe, il faut ramener la paroi la plus longue aux dimensions de la plus courte en enlevant des petites pastilles de la partie plus développée.

 

 

L'ERECTION COURBE PROVOQUEE PAR LA SCLEROSE DES CORPS CAVERNEUX ( Maladie de La Peyronie) = SCLEROSE ET ARTERIOSCLEROSE LOCALISEE

 

La sclérose des corps caverneux a été décrite pour la première fois par François de La Peyronie.

Le développement au sein du pénis d'un ou de plusieurs noyaux durs par­fois douloureux provoquent une déviation et la déformation de la verge en érection .

 

Le vieillissement sexuel provoque l'envahissement progressif des corps

érectiles par du tissu fibreux rendant certains segments de la verge trop rigides.

 

 Cette fibrose se développe surtout sur la ligne médiane, entre les deux corps caverneux, et peut s'étendre sur toute la longueur de la verge ou se localiser sous la forme d'un ou de plusieurs noyaux.

 

 La fibrose commence à la périphérie du corps caverneux, mais peut s'étendre dans la lumière de celui­ci, obstruant de plus en plus la progression du flux sanguin, par les travées fibreuses, mais également par l'obstruction artérielle proprement dite qui accompagne le processus dégénératif.

 

 En fait, c'est probablement l'obstruction des artères qui est d'abord responsable de l'épaississement fibreux des tuniques caverneuses. La fibrose installée aggrave le déficit circulatoire qui favorise la fibrose: c'est l'exemple typique du cercle vicieux pathologique.

Au cours d'une érection normale, le corps caverneux se remplit jusqu'au gland: la verge est droite et rigide.

En cas de noyaux fibreux, le flux sanguin franchit mal l'obstacle, la verge se recourbe à cause de la corde rigide qui soustend les deux segments tumescents. Dans les cas extrêmes, la verge en érection présente la forme d'un angle droit, mais toutes les angulations sont possibles de cinq à quatre-vingt-dix degrés, généralement vers le haut mais aussi latéralement.

La pénétration de la verge est encore possible avec une angulation faible, mais les coudures importantes la rendent impossible.

Le processus fibreux s'aggravant, le sang ne franchit plus l'obstacle, l'extrémité de la verge ne gonfle plus, le gland reste mou et froid malgré la plus ou moins bonne tumescence en amont de l'obstacle. Ensuite les racines mêmes des corps caverneux se fibrosent, la verge est indurée, la tumescence de plus en plus difficile à obtenir, et finalement tout rapport sexuel devient impossible.

L'évolution clinique de la maladie peut être lente et s'étaler sur plusieurs années, mais il existe des régressions très rapides: l'acte sexuel devient alors irréalisable en deux ou trois mois, même chez le patient jeune. Parfois, l'induration s'aggrave momentanément, puis se résorbe plus ou moins complètement sans action thérapeutique.

 

LE TRAITEMENT

Pourquoi les artères de la verge présentent-elles ces phénomènes d'artériosclérose tant chez l'homme jeune que chez l'homme âgé?

 

 La vascularisation des organes génitaux est particulièrement sensible au climat hormonal comme la totalité des organes génitaux.

Les malades qui présentent une sclérose des corps caverneux ont des perturbations importantes du métabolisme des hormones sexuelles. Ce fait peut être contrôlé par une étude de la production et de l'équilibre de leurs hormones mâles.

La prise d'hormones mâles au début de la maladie peut faire régresser l'induration totalement.

Lorsque les lésions sont constituées depuis plusieurs années, la maladie peut être stabilisée par le traitement hormonal.